Formation pour les professeurs de Lycées Agricoles

 

 

Chaque année, l'ARCALT organise des journées de formation sur le cinéma latino-américain ouvertes aux enseignants de Lycées Agricoles.

Celle-ci est ouverte aux professeurs d’ESC, espagnol, français, histoire-géo et de philosophie.

Avec le soutien de la DRAC et la DRAAF Occitanie / Pyrénées / Méditerranée.

 

Informations pratiques:


Du mercredi 23 janvier 9h au vendredi 25 janvier 17h 2019

Au cinéma La Halle aux grains de Castelnaudary (Place de la République)

Voir document d'information (pdf) : télécharger ici

 

DÉMARCHE :


Faire découvrir des oeuvres latino-américaines aux enseignants. Leur donner des outils pédagogiques théoriques et pratiques dans le domaine de l’éducation à l’image afin qu’ils puissent travailler sur les films avec leurs élèves. Favoriser l’organisation de sorties scolaires dans les cinémas de proximité à l’issue de la formation.

 

Contenu :


- Projection de trois films au programme pour les lycées dans le cadre de Cinélatino en région 2019 dont Central do Brasil, Los silencios et Matar a Jesús
- Analyse filmique de deux films Central do Brasil et Los silencios
- Atelier pratique pour travailler le cinéma en classe de langue proposé par le GFEN (Groupe Français d’Education Nouvelle) autour de Matar a Jesús
- Intervention sur l’exploitation cinématographique et le cinéma d’Art&essai en partenariat avec l’ACREAMP
- Atelier pratique « Cin’aimant » autour de Los silencios librement inspiré de l'atelier Cinaimant de Sylvie Mateo, de l'association Tilt", en partenariat avec l’ACREAMP
- Projection d’un film en avant-première
- Présentation de la revue Cinémas d’Amérique Latine

 

Déroulement :


Mercredi 23 janvier
10h00 Accueil des participants
10h30 Présentation de la formation
11h00 Projection du film Central do Brasil (1h53)
13h00 Repas
15h00 Analyse du film Central do Brasil par Louise Legal
17h00 Introduction de l’atelier sur Los silencios par Léa Bouquet
17h30 Présentation de la revue Cinémas d’Amérique Latine par Jacques Danton
18h00 Pot

 

Jeudi 24 janvier
9h00 Projection du film Los silencios (1h30)
10h30 Pause
10h45 Atelier sur le film Los silencios par Léa Bouquet
12h15 Repas
14h00 Analyse du film Los silencios par Marie-Pierre Lafargue
16h00 Atelier pratique autour de Matar a Jesús proposé par Myriam N’Diaye, membre du GFEN
18h30 Repas
20h30 Avant-première publique de Cassandro el exótico présenté par un membre du comité documentaire (sous réserve)

 

Vendredi 25 janvier
9h00 Projection du film Matar a Jesús (1h38)
10h45 Pause
11h00 Atelier pratique autour de Matar a Jesús proposé par Myriam N’Diaye , membre du GFEN
13h30 Repas
14h45 Intervention sur l’exploitation cinématographique et le cinéma d’Art&essai par Luc Cabassot, en partenariat avec l’ACREAMP
16h30 Retour sur la formation et bilan
17h00 Fin

 

Les intervenants:


Luc Cabassot
Délégué général de l’ACREAMP et coordinateur du dispositif Lycéens & Apprentis au Cinéma en Occitanie
Laura Woittiez
Coordinatrice des actions culturelles et éducatives de l’ARCALT
Myriam N’Diaye
Professeur d’espagnol au lycée des Arènes de Toulouse – membre du GFEN (Groupe Français d’Education Nouvelle)
Marie-Pierre Lafargue
Intervenante cinéma
Louise Legal
Intervenante cinéma
Léa Bouquet
Intervenante cinéma - Assistante de coordination Lycéens au cinéma en Occitanie
Jacques Danton
Membre du comité de rédaction de la revue Cinémas d’Amérique Latine

 

Films au programme de la formation


 

los Silencios

de Beatriz Seigner [Colombie, 2018, 1h30]

De la 4ème à la terminale
Disciplines concernées : espagnol, histoire-géographie, EMC

 

2016 : le débat sur la fin du conflit armé colombien est lancé mais le chemin de la réconciliation est encore long... Dans ce contexte, Nuria 12 ans, Fabio 9 ans, et leur mère Amparo fuient leur village où les affrontements entre FARCS, paramilitaires et armée ont porté leur père disparu. Ils arrivent dans une île au milieu de l’Amazonie, « isla de la fantasia », à la frontière de trois pays - Brésil, Colombie et Pérou - et de deux mondes : fiction et réalité. À travers le quotidien de cette famille d’exilés, emprunte au deuil et tentant de se réinsérer dans cette nouvelle société, on découvre un endroit hanté d’un étrange secret et peuplé de fantômes.

Los silencios est un film extrêmement sensoriel, à la fois naturel et surnaturel. Au rythme des mouvements de l’amazone, de la montée des eaux et du bruits des oiseaux, l’histoire évoque divers enjeux sociaux, intimes et collectifs. Portée par la douce humidité du vent, la voix des personnes victimes de la guerre civile se fait de plus en plus forte et visible. Des touches de réalisme magique et l’esthétique fluorescente de la cosmogonie indigène nous rappellent que la mort n’est pas noire dans toutes les cultures. Cette intrigue sur pilotis, au cœur de la jungle, où les lieux et les personnes apparaissent et disparaissent, questionne notre rationalité tout en faisant surgir des questions universelles qui dépassent le drame colombien : les morts, eux, seraient-ils prêts à pardonner ?

Accompagnements pédagogiques :
Bande d'annonce de Los Silencios
Dossier de presse cannois Los Silencios

 

 

Matar a Jesús

De Laura Mora Ortega  [Colombie, 2017, 1h35]

Lycée
Disciplines concernées : espagnol, histoire-géographie, philosophie

 

Étudiante en Art à l'Université de Medellin, Paula mène une vie  joyeuse, entre militantisme et photographie, portée par l'affection indéfectible qu'elle voue à son père, professeur en Sciences Politiques. Mais un jour tout bascule. Son père est abattu sous ses yeux par deux motards dont elle a le temps d'apercevoir le visage. Après  le choc du meurtre, la douleur de la perte et la rage face à l'indifférence de la police, un nouveau sentiment gagne le cœur de Paula : celui de la vengeance. Sa rencontre avec Jesus, le meurtrier de son père, va pourtant ébranler ses certitudes.

 

Porté par l'intensité de ses deux jeunes acteurs (Natasha Jaramillo, Giovanni Rodríguez), Matar a Jesus navigue avec intelligence entre thriller réaliste et conte moral. A  travers le parcours et les choix de Paula, c'est tout le fil rouge sang de l'histoire d'un pays que déroule la réalisatrice. Comment dépasser l'instinct primitif de vengeance ? Comment rencontrer l'humanité de l'autre lorsque celui ci a tué l'être le plus cher ? Comment sortir du cercle sans fin de la violence? En questionnant la frontière qui sépare victime et bourreau, en dévoilant les racines économiques et sociales dans lesquelles la violence trouve son meilleur terreau, Matar a Jesus offre une réflexion sensible et humaniste sur l'altérite et  le pardon, nécessaires à la reconstruction tant personnelle que collective.

 

Accompagnements pédagogiques :
Bande d'annonce Matar a Jesús
Interview Laura Morga Ortega

 

 

Central do Brasil

De Walter Salles [Brésil, 1998, 1h53]

Lycée
Disciplines concernées : portugais, histoire-géographie, français, ECM

 

Dora, ancienne institutrice, gagne sa vie en écrivant des lettres pour les migrants illettrés à la gare centrale de Rio. Ana et son jeune fils Josué font appel à ses services pour retrouver le père de Josué disparu il y a longtemps. Mais Dora a la mauvaise manie de ne pas envoyer tous les courriers qu'on lui confie et c'est ce qui arrive à la lettre de Josué. Quand sa mère meurt brusquement, renversée par un bus, Josué demande à Dora de l’aider à retrouver son père. D’abord revêche et cherchant à se débarrasser du jeune garçon, Dora finit par accepter de l’aider. Commence alors un long voyage à travers le Brésil.

 

Réalisé en 1998 par le cinéaste et producteur brésilien Walter Salles, Central do Brasil propose, sous la forme d'un road-movie, un parcours à la fois géographique et intérieur pour les deux personnages. Une quête identitaire doublée ici par celle du cinéma brésilien à la recherche de ses racines populaires et de l'un de ses territoires de prédilection : le Nordeste brésilien. Ainsi, tandis que Dora et Josue s'éloignent de Rio et qu'ils se dirigent vers l'Etat du Pernambouc, le film gagne en couleurs et en espace tout en dressant le portrait d'un pays aux impressionnantes inégalités sociales. Loin de proposer un script balisé, Walter Salles ose inverser les clichés : le garçon a la tête sur les épaules tandis que Dora apparaît initialement comme un être de peu de moralité intéressé uniquement par sa propre survie. Comme dans Terre lointaine (1995) et Carnets de voyage (2003), Walter Salles continue à explorer le voyage comme l'expérience privilégiée de l'apprentissage et « l'incarnation de ce désir de connaître ce que l'on ignore ». Central do Brasil reçut, entre autres prix, le prestigieux Ours d'or à Berlin.

 

Accompagnements pédagogiques :
Revue de presse "Transmettre le cinema" Central do Brasil
Bande d'annonce Central do Brasil
Dossier pédagogique Central do Brasil
 

 

AVANT-PREMIERE PUBLIQUE


Disponible mi-décembre