Formation pour les professeurs de Lycées Agricoles

 

 

Chaque année, l'ARCALT organise des journées de formation sur le cinéma latino-américain ouvertes aux enseignants de Lycées Agricoles.

Celle-ci est ouverte aux professeurs d’ESC, espagnol, français, histoire-géo et de philosophie.

Avec le soutien de la DRAC et la DRAAF Occitanie / Pyrénées / Méditerranée.

 

Informations pratiques:


Du mercredi 24 janvier à 9h00 au vendredi 26 janvier à 17h

Au cinéma La Halle aux grains de Castelnaudary (Place de la République)

Voir document d'information (pdf) : télécharger ici

 

DÉMARCHE :


Faire découvrir des oeuvres latino-américaines aux enseignants. Leur donner des outils pédagogiques théoriques et
pratiques dans le domaine de l’éducation à l’image afin qu’ils puissent travailler sur les films avec leurs élèves.
Favoriser l’organisation de sorties scolaires dans les cinémas de proximité à l’issue de la formation.

 

Contenu :


- Projection de trois films au programme pour les lycées dans le cadre de Cinélatino en région 2018: Fresa y
Chocolate
, Mala Junta
- Analyse filmique des trois films
- Atelier pratique "préparer la sortie au cinéma autour de Mala junta" proposé par le GFEN (Groupe Français
d’Education Nouvelle)
- Projection des courts-métrages A table is a table, I want to be a pilot et La patronas en lien avec Rêves d’or,
programmé dans le cadre du dispositif Lycéens et Apprentis au Cinéma 2017-2018 en Occitanie
- Atelier pratique «dans la tête d’un intervenant cinéma»
- Retour sur 30 ans de cinéma latino-américain à l’occasion du 30ème anniversaire de Cinélatino : synthèse et
échanges autour de « Festivals de cinéma et territoires imaginaires. L’Amérique latine en France », publication de la
thèse d’Amanda Rueda ainsi que présentation de la revue Cinémas d’Amérique latine 2018.
- Projection d’un film en avant-première : Les Bonnes Manières, de Juliana Rojas.

 

Déroulement :


Mercredi 24 janvier

10h00 Accueil des participants
10h30 Présentation de la formation
11h00 Retour sur 30 ans de Cinélatino par Amanda Rueda
12h30 Repas
14h30 Atelier GFEN : "préparer la sortie au cinéma autour de Mala junta" – Myriam N’Diaye
17h30 Pot

 

Jeudi 25 janvier

9h00 Projection du film Mala Junta (1h30)
10h30 Pause
10h45 Analyse réflexive atelier GFEN - Myriam N’Diaye
11h15 Analyse du film Mala Junta par Marie-Pierre Lafargue
13h15 Repas
14h30 Atelier « Les yeux dans les poches »
16h30 Pause
17h00 Projection du film Fresa y chocolate (1h50), en partenariat avec l’ACREAMP
18h50 Repas
20h30 Avant-première publique de Les Bonnes Manières de Juliana Rojas (skype avec la réalisatrice sous réserve)

 

Vendredi 26 janvier

9h00 Analyse du film Fresa y chocolate par Louise Legal
11h00 Pause
11h30 Projection de 3 courts-métrages suivie de leur analyse en lien avec Rêves d'or (1h30) par Luc Cabassot, en
partenariat avec l’ACREAMP
13h30 Repas
14h45 Atelier « dans la tête d'un intervenant cinéma » avec Louise Legal, Marie-Pierre Lafargue et Luc Cabassot
16h30 Retour sur la formation et bilan
17h00 Fin

 

Les intervenants:


Luc Cabassot
Délégué général de l’ACREAMP et coordinateur du dispositif Jeunes & Lycéens au Cinéma en Occitanie
Marie Chèvre
Coordinatrice des actions culturelles et éducatives de l’ARCALT
Myriam N’Diaye
Professeur d’espagnol au lycée des Arènes de Toulouse – membre du GFEN (Groupe Français d’Education Nouvelle)
Marie-Pierre Lafargue
Intervenante cinéma
Louise Legal
Intervenante cinéma
Amanda Rueda
Maître de Conférence, Département Art&Com de l’Université Toulouse Jean Jaurès. Membre de l’ARCALT

 


Films au programme de la formation


 

Mala Junta


de Claudia Huaiquimilla [Chili, 2016, 1h30]

De la 4ème à la terminale
Disciplines concernées : espagnol, histoire-géographie

 

Pour éviter l'internement dans un centre de rééducation, une solution de la dernière chance s’offre à Tano, 16 ans. Il est expédié dans le sud du Chili chez son père qu’il n’a pas vu depuis des années. Entre l'ennui de la vie à la campagne et le ressentiment envers son père, une amitié va naître entre l’adolescent rebelle et Cheo, un garçon timide et maladroit harcelé en raison de ses origines indigènes. Chacun apprendra à dépasser ses difficultés grâce à l’autre : si Tano canalise progressivement sa colère, Cheo quant à lui trouve la force de revendiquer son identité indigène. Tous deux s’impliquent alors dans la défense du territoire Mapuche …
 

Dans un contexte politique fort, Claudia Huaiquimilla, réalisatrice mapuche, s’empare sans folklore d’un thème, d’une culture et d’une lutte qu’on lui sent familiers. Elle articule progressivement l’intime et le collectif : elle interroge les conflits et les non-dits familiaux, les préjugés sociaux tout en donnant à voir, à travers le regard de Tano et Cheo, le quotidien d’une population victime d’une grande violence.

 

Accompagnements pédagogiques :

Dossier pédagogique par Cinélangues
Bande-annonce, photos et dossier de presse sur Bodega Films
Entretien avec la réalisatrice en espagnol sur El ciudadano

 

 

Fraise et chocolat
(Fresa y chocolate)


de Tomás Gutiérrez Alea [Cuba, 1993, 1h50]

1ère et terminale
Disciplines concernées : espagnol, histoire-géographie, philosophie

 

La Havane, Cuba, 1979. Jeune étudiant en sciences sociales, David aime son pays et la révolution castriste avec la fougue et la naïveté qu'il semble manifester en toute occasion, y compris dans ses histoires d'amour. Au sortir d'une peine de cœur, David rencontre Diego à la terrasse d'un glacier. Attiré par David, Diego l'invite chez lui, où le militant idéaliste découvre l'univers singulier et inconnu de l'intellectuel homosexuel : des livres interdits ; les étranges sculptures d'un jeune créateur ; des reliques de grands artistes cubains pré-révolutionnaires. Effrayé autant que fasciné, David décide d'espionner Diego sur les conseils d'un ami militant, sans savoir que cette rencontre lui offrira l'occasion de questionner ses préjugés, de s'ouvrir à d'autres pans de la culture cubaine et de construire une belle amitié.
 

Fresa y chocolate a été réalisé en 1993 par Tomás Gutiérrez Alea (Histoires de la Révolution- 1960 ; Mémoires du sous-développement - 1968) et Juan Carlos Tabio. Il estl'adaptation du conte « Le loup, la forêt et l'homme nouveau » écrit par Senel Paz en 1990 – également auteur du scénario du film. Sélectionné dans d'importants festivals nationaux et internationaux et lauréat de nombreux prix, Fresa y chocolate sort à point nommé l'année où l'Organisation Mondiale de la Santé se décide à ôter l'homosexualité de la liste des maladies mentales. Récit d'apprentissage, réflexion humaniste sur la différence et la tolérance, le film lève le voile sur un tabou sociétal à travers le personnage de Diego - magnifiquement interprété par Jorge Perugorría - doublement discriminé pour son homosexualité et pour sa pensée critique envers l'orthodoxie soviétique. Dans la lignée des films cubains : Mauvaise conduite de Nestor Almendros (1983) ; Avant la nuitde Julian Schnabel (2000) et plus récemment Santa y Andres de Carlos Lechuga (2016),Fresa y chocolate reste un film nécessaire en lien avec une actualité qui dépasse largement les frontières insulaires de Cuba.

 

Accompagnements pédagogique :
Etude détaillée du film sur Nuevo Mundo
Fiche du film par Face à Face : télécharger
Questionnaire sur le film en espagnol sur Edualter
Interview du réalisateur sur BBC Mundo
Bande-annonce sur youtube (VO)

 

 

PROGRAMME DE TROIS COURTS-MÉTRAGES sélectionnés en lien avec RÊVES d’OR


 

A TABLE IS A TABLE

De Diego Quemada-Diez [USA, 2001, 12min]
Un vieil homme seul, s’ennuyant car n’ayant personne à qui parler, s’amuse en appelant les objets l’entourant par de mauvais noms. La table est un tapis, le lit est un table, etc.

Un court basé de la nouvelle Une table est une table de Peter Bichsel.

 

 

 

 

I WANT TO BE A PILOT

de Diego Quemada-Diez, [Kenya, 2006, 12min]
I want to Be a Pilot est l’histoire d’Omondi, un orphelin du SIDA de 12 ans.

Par le biais d’un poème écrit par le réalisateur et tourné sur place en 16mm, Omondi récite son rêve de s’envoler là où il pourra être réuni avec ses parents, toucher le sol pieds nus et boire de l’eau claire.

 

 

 

LA PATRONA

de Lizette Arguello, [Mexique, 2009, 5min]
La patrona, une petite communauté située à côté des routes ferroviaires de l’État de Veracruz, représente aujourd’hui une étape d’espoir pour les migrants qui traversent le Mexique en direction des Etats-Unis.
C’est là que des femmes, Las patronas, revendiquent chaque jour leur humanité en cuisinant et distribuant aux migrants le peu qu’elles possèdent.

 

AVANT-PREMIERE PUBLIQUE

LES BONNES MANIERES


de Juliana Rojas et Marco Dutra [Brésil, 2017, 2h15]
Clara, une jeune femme solitaire de la banlieue de São Paulo, est engagée par la riche et mystérieuse Ana comme nounou de son enfant à naître.
Contre toute attente, les deux femmes tissent un lien fort. Mais une nuit fatidique va modifier leurs projets.

Juliana Rojas et Marco Dutra n’en sont pas à leur premier coup d’éclat dans cet art si délicat qu’est le détournement des codes propres à des genres très marqués du cinéma populaire pour dépeindre une situation sociale. Après les films d’épouvante, avec Trabalhar cansa et Quando Eu Era Vivo, ou encore la comédie musicale, avec Necropolis Symphony, les deux jeunes cinéastes se retrouvent pour mettre au point un film de monstres pas comme les autres.