Formation pour les professeurs de Lycées Agricoles

 

Chaque année, l'ARCALT organise des journées de formation sur le cinéma latino-américain ouvertes aux enseignants de Lycées Agricoles.

Celle-ci est ouverte aux professeurs d’ESC, espagnol, français, histoire-géo et de philosophie.

Avec le soutien de la DRAC et la DRAAF Occitanie / Pyrénées / Méditerranée.

 

Informations pratiques:


Du mercredi 29 janvier 10h au vendredi 31 janvier 17h 2020

A la médiathèque Georges Canguilhem et au cinéma VEO, Castelnaudary

Voir document d'information

 

DÉMARCHE :


Faire découvrir des oeuvres latino-américaines aux enseignants. Leur donner des outils pédagogiques théoriques et pratiques dans le domaine de l’éducation à l’image afin qu’ils puissent travailler sur les films avec leurs élèves. Favoriser l’organisation de sorties scolaires dans les cinémas de proximité à l’issue de la formation.

 

Contenu :


  • Projection de trois films programmés pour les lycées dans le cadre de Cinélatino en région 2020 : La Cordillère des Songes, Nuestras Madres et Perro Bomba.
  • Analyses filmiques de deux films La Cordillère des Songes et Nuestras Madres.
  • Atelier pratique pour travailler le cinéma en classe de langue proposé par le GFEN (Groupe Français d’Éducation Nouvelle) autour des trois films
  • Intervention sur le focus du festival Cinélatino 2020 « Exercice(s) de mémoire ».
  • Atelier pratique « table mash-up » autour du film Perro Bomba en partenariat avec la Cinémathèque de Toulouse.
  • Table-ronde sur les résidences artistiques en lycées agricoles
  • Projection d’un film en avant-première.

 

Déroulement :


Mercredi 29 janvier

▸ 10h - Accueil des participant·e·s - Hall Cinéma VEO
▸ 10h30 - Présentation de la formation - Cinéma VEO Salle 3
▸ 11h - Projection du film Nuestras Madres (1h17) - Cinéma VEO Salle 3
▸ 12h30 - Repas - Hôtel de France
▸ 14h - Analyse du film Nuestras Madres par Louise Legal  - Médiathèque
▸ 16h - Table-ronde sur les résidences artistiques en milieu agricole en présence de Marie Chèvre et Amélie Boulard - Médiathèque
▸ 18h - Pot - Médiathèque
 
Jeudi 30 janvier

▸ 9h - Projection du film La Cordillère des Songes (1h25) - Cinéma VEO Salle 3
▸ 10h25 - Pause
▸ 10h45 - Analyse du film La Cordillère des Songes par Marie-Pierre Lafargue - Médiathèque
▸ 12h45 - Repas - Hôtel de France
▸ 14h30 - Intervention sur le focus du festival Cinélatino 2020 « Exercice(s) de mémoire » par Emmanuel Deniaud - Médiathèque
▸ 16h00 - Atelier table mash-up autour du film Perro Bomba par Mathilde Rebullida - Médiathèque
▸ 18h - Repas - Hôtel de France
▸ 21h - Avant-première publique La Vie Invisible d'Eurídice Gusmão de Karim Aïnouz - Médiathèque

Vendredi 31 janvier

▸ 9h - Projection du film Perro Bomba (1h32) - Cinéma VEO Salle 3
▸ 10h30 - Atelier GFEN autour des trois films par Florence Mazet - Médiathèque
▸ 12h - Repas
▸ 14h - Retours d'expérience sur l'atelier GFEN - Médiathèque
▸ 16h00 - Retour sur la formation et bilan - Médiathèque
▸ 17h00 - Fin

Les intervenant.e.s:


Laura Woittiez - Coordinatrice des actions culturelles et éducatives de l’ARCALT
Marie-Pierre Lafargue, Louise Legal, Mathilde Rebullida et Pauline Lebellenger - Intervenantes cinéma
Marie Chèvre et Amélie Boulard - Actions éducatives Occitanie Films, sites de Toulouse et Montpellier
Myriam N’Diaye et Florence Mazet - Professeures d’espagnol au lycée des Arènes de Toulouse et professeur de français au lycée Jean-Pierre Vernant de Pins-Justaret – membres du GFEN (Groupe Français d’Education Nouvelle)
Emmanuel Deniaud - Professeur d'histoire géographie en langue espagnole au collège Toulouse Lautrec et membre du comité documentaire de Cinélatino

 

Films au programme de la formation


Nuestras madres

de César Diaz [Belgique, Guatemala, France, 2019, 1h17]

Ernesto, jeune archéologue, travaille avec des médecins-légistes à l’identification des corps retrouvés suite au génocide Guatémaltèque. Nombreux.ses sont ceux.lles qui se présentent à son bureau pour rechercher un proche victime du conflit. Un jour, au travers du récit d’une vieille dame, Ernesto croit retrouver la trace de son père, guérillero disparu pendant la guerre civile. Contre l’avis de sa mère, il se plonge à corps perdu dans le dossier. De l’histoire personnelle à l’Histoire, entre recherche de la vérité et résilience, le garçon se lance dans une double quête des origines.

Au travers de l’actualité brûlante d’un pays en pleine reconstruction - César Diaz part de l'individuel pour soigner le collectif. De projet documentaire dans un village, Nuestras madres s’est transformé en récit de fiction creusant la relation du personnage principal avec sa mère, sa famille, son propre vécu mais aussi la communauté indigène dans laquelle il enquête. Couplant tradition orale Guatémaltèque qui “dit les choses pour qu’elles existent” et des formes plus institutionnelles de prise de parole lors des procès militaires - le réalisateur nous offre une multiplicité de portraits et de formes de témoignages - éclairant de manière juste et sensible une période difficile et souvent méconnue.
On assiste à une belle reconstruction des corps à l’image. La caméra “filme le réel” ainsi que le travail de fourmi effectué au quotidien par l’association qui exhume les fosses communes. En 2018, sur des centaines de milliers de personnes disparues, seulement 1% ont été identifié. On retient surtout la force de toutes ces femmes qui entourent Ernesto et qui - telles des Antigone des temps modernes - luttent pour offrir une sépulture décente à leurs maris et se lèvent contre les injustices de l’Etat.

 

Caméra d'Or au festival de Cannes 2019

 

 

La cordillère des songes

De Patricio Guzmán [Chili, France, 2019, 1h25]

“Au Chili, quand le soleil se lève, il a dû gravir des collines, des parois, des sommets avant d’atteindre la dernière pierre des Andes. Dans mon pays, la cordillère est partout mais pour les Chiliens, c’est une terre inconnue. Après être allé au nord pour Nostalgie de la lumière et au sud pour Le Bouton de nacre, j’ai voulu filmer de près cette immense colonne vertébrale pour en dévoiler les mystères, révélateurs puissants de l'histoire passée et récente du Chili.” Patricio Guzmán

La Cordillère des songes est le dernier volet - très attendu - de la trilogie réalisée par Patricio Guzmán, constituée de Nostalgie de la lumière (2010) et du Bouton de nacre (2015), œuvre documentaire majeure à laquelle Cinélatino a été particulièrement attentif ces dernières années. Le film vient clore la réflexion que le grand cinéaste chilien consacre à son pays depuis La Bataille du Chili (1972-1979). Ultime expression d’un objet tellement éprouvé, la mémoire du Chili, La Cordillère des songes nous entraîne pourtant vers des territoires insondés. À l’à-pic de la Cordillère des Andes, le cinéaste file la métaphore minérale et donne forme aux gouffres et aux chaos du coup d’Etat du 11 septembre 1973 qui a transformé le Chili à jamais. À ce point aveugle que son œuvre poursuit obstinément, s’ajoute un fait si ce n’est inédit du moins jamais à ce point révélé dans ses films précédents : l’émouvante confession de l’exilé.
 

En sélection officielle du Festival de Cannes 2019 - Œil d’Or du Meilleur documentaire

 

 

PERRO BOMBA

De Juan Cáceres [Chili, France, 2018, 1h32]

Steevens - 21 ans - d’origine haïtienne mène une vie simple et stable au Chili : travail, logement, amitiés et fêtes. L’arrivée de Junior, son ami d’enfance qu’il prend sous son aile, vient bousculer sa vie. Agité et provocateur, ce dernier n’a pas froid aux yeux et entraine son ami avec lui. Suite à une série d’événements Steevens se retrouve alors mis en marge de ses proches et de sa communauté. Commence alors la plongée du jeune garçon dans la précarité et la complexité des bas-fonds de Santiago.

De la cellule familiale haïtienne aux chantiers de Santiago en passant par la débouille de la rue, Perro bomba questionne l’identité des personnes sans papiers et la fragilité de leur situation qui ne tient qu’à un fil. Le film explore plus précisément les nouvelles vagues migratoires de la capitale Chilienne et les réactions racistes qui en découlent. « Perro bomba » c’est le sacrifié en argot carcéral. De foyer en aide juridique – le jeune homme cherche à recommencer sa vie, tant bien que mal.  Acteur non professionnel et laissant une grande part à l’improvisation lors de ses pérégrinations nocturnes, Steevens Benjamin joue une partie de sa propre vie à l’écran et nous fait découvrir avec lui son univers.

 

Soutenu par cinéma en construction 2018 
Mention spéciale meilleur acteur Cinélatino, rencontres de Toulouse 2019

 

 

 

AVANT-PREMIERE PUBLIQUE : LA VIE INVISIBLE D'Eurídice Gusmão

De Karim Aïnouz [Brésil, 2019]

Euridice, 18 ans, et Guida, 20 ans, sont deux soeurs inséparables. Elles vivent chez leurs parents et rêvent, l'une d'une carrière de pianiste, l'autre du grand amour. A cause de leur père, les deux soeurs vont devoir construire leurs vies l'une sans l'autre.