Programmation scolaire en région

Films programmés en régions Occitanie et Nouvelle-Aquitaine en séance scolaire pendant Cinélatino, 32èmes Rencontres de Toulouse :

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Focus Guatemala

Documentaires

Fictions

Courts-métrages

 Films projetés en présence d'invité.e.s – sous réserve de confirmation

 

Focus Guatemala

Nuestras madres


de César Diaz [Belgique, Guatemala, France, 2019, 1h17]

De la seconde à la terminale
Disciplines concernées : espagnol, histoire-géographie, EMC

 

Ernesto, jeune archéologue, travaille avec des médecins-légistes à l’identification des corps retrouvés suite au génocide Guatémaltèque. Nombreux.ses sont ceux.lles qui se présentent à son bureau pour rechercher un proche victime du conflit. Un jour, au travers du récit d’une vieille dame, Ernesto croit retrouver la trace de son père, guérillero disparu pendant la guerre civile. Contre l’avis de sa mère, il se plonge à corps perdu dans le dossier. De l’histoire personnelle à l’Histoire, entre recherche de la vérité et résilience, le garçon se lance dans une double quête des origines.

Au travers de l’actualité brûlante d’un pays en pleine reconstruction - César Diaz part de l'individuel pour soigner le collectif. De projet documentaire dans un village, Nuestras madres s’est transformé en récit de fiction creusant la relation du personnage principal avec sa mère, sa famille, son propre vécu mais aussi la communauté indigène dans laquelle il enquête. Couplant tradition orale Guatémaltèque qui “dit les choses pour qu’elles existent” et des formes plus institutionnelles de prise de parole lors des procès militaires - le réalisateur nous offre une multiplicité de portraits et de formes de témoignages - éclairant de manière juste et sensible une période difficile et souvent méconnue.
On assiste à une belle reconstruction des corps à l’image. La caméra “filme le réel” ainsi que le travail de fourmi effectué au quotidien par l’association qui exhume les fosses communes. En 2018, sur des centaines de milliers de personnes disparues, seulement 1% ont été identifié. On retient surtout la force de toutes ces femmes qui entourent Ernesto et qui - telles des Antigone des temps modernes - luttent pour offrir une sépulture décente à leurs maris et se lèvent contre les injustices de l’Etat.

 

Caméra d'Or au festival de Cannes 2019

 

Accompagnements pédagogiques :
Bande d'annonce de Nuestras madres
Dossier de presse de Nuestras Madres
Article Unifrance
Interview Cannes 2019 RFI

 

la llorona


De Jayro Bustamente  1h37, 2019 [Guatemala, France, 2019, 1h37]

De la troisième à la terminale
Disciplines concernées : espagnol, histoire-géographie, EMC

 

La llorona se centre sur la vie d’Enrique Monteverde en s’inspirant de l’histoire du général et ex-président du Guatemala qui a commandé le massacre du peuple Maya-Ixiles. En 2013, il est jugé pour crime contre l’humanité. Le film retranscrit les longues journées de procès qui s’en suivent et le quotidien de la famille du personnage. La nuit, la voix de la Llorona commence à se faire entendre. L’arrivée d’Alma dans la maison - une domestique indigène aux longs cheveux noirs - marque le début d’étranges événements…

 

La Llorrona, seuls les coupables l’entendent pleurer. C’est une femme qui cherche désespérément ses enfants. Partant de ce mythe, très connu en en Amérique Latine, c’est dans une atmosphère humide et un huis clos de plus en plus étroit que le récit se tisse. Le vieux dictateur est hanté de tous les côtés. Les lamentations grondent dans la rue  comme dans la tête du protagoniste. L’esprit du fantôme, plane dans la maison, en quête d’une justice impossible à trouver sur terre.
Avec ce dernier film, Jayro Bustamente clos un triptyque qui aura mis en exergue ce qui est considéré comme les pires insultes de son pays : « indio » pour le monde indigène dans Ixcanul, « hueco » pour la communauté homosexuelle dans Tremblements et « communista » pour les opposants au régime militaires tués dans La llorona.
Mêlant cette fois classe bourgeoise et milieu indigène,  et en accordant toujours une place toute particulière au point de vues des femmes, le réalisateur utilise dans ce dernier long-métrage les codes du film fantastique de manière très subtile pour composée avec une histoire d’horreur – celle de la légende, celle du Guatemala.

Prix du public festival de Biarritz, 2019
Prix du réalisateur GdA du  Giornate degli Autori de Venise, 2019

 

Accompagnements pédagogiques :

Dossier pédagogique Zéro de Conduite - La llorona
Musique - Chavela Vargas
Entretien du réalisateur en anglais - Jayro Bustamente
Bande-annonce - La llorona

Documentaires

La cordillère des songes


De Patricio Guzmán [Chili, France, 2019, 1h25]

De la seconde à la terminale
Disciplines concernées : espagnol, histoire-géographie, philosophie, arts-plastiques, EMC

 

“Au Chili, quand le soleil se lève, il a dû gravir des collines, des parois, des sommets avant d’atteindre la dernière pierre des Andes. Dans mon pays, la cordillère est partout mais pour les Chiliens, c’est une terre inconnue. Après être allé au nord pour Nostalgie de la lumière et au sud pour Le Bouton de nacre, j’ai voulu filmer de près cette immense colonne vertébrale pour en dévoiler les mystères, révélateurs puissants de l'histoire passée et récente du Chili.” Patricio Guzmán

La Cordillère des songes est le dernier volet - très attendu - de la trilogie réalisée par Patricio Guzmán, constituée de Nostalgie de la lumière (2010) et du Bouton de nacre (2015), œuvre documentaire majeure à laquelle Cinélatino a été particulièrement attentif ces dernières années. Le film vient clore la réflexion que le grand cinéaste chilien consacre à son pays depuis La Bataille du Chili (1972-1979). Ultime expression d’un objet tellement éprouvé, la mémoire du Chili, La Cordillère des songes nous entraîne pourtant vers des territoires insondés. À l’à-pic de la Cordillère des Andes, le cinéaste file la métaphore minérale et donne forme aux gouffres et aux chaos du coup d’Etat du 11 septembre 1973 qui a transformé le Chili à jamais. À ce point aveugle que son œuvre poursuit obstinément, s’ajoute un fait si ce n’est inédit du moins jamais à ce point révélé dans ses films précédents : l’émouvante confession de l’exilé.
 

En sélection officielle du Festival de Cannes 2019 - Œil d’Or du Meilleur documentaire

 

Accompagnements pédagogiques :
Dossier pédagogique Zéro de conduite
Dossier de presse La cordillère des songes
Bande-annonce La cordillère des songes

 

qUE SEA LEY


de Juan Solanas [Argentine, 2019, 1h22]

De la seconde à la terminale
Disciplines concernées : espagnol, histoire-géographie, EMC

 

Juin 2018. La Chambre des député.es argentine approuve de justesse le projet de loi pour la légalisation de l’avortement, qui devra ensuite passer par le Sénat avant d’être définitivement mis en place. Dans un pays où une femme meurt toutes les semaines des suites d’un avortement clandestin, la mobilisation des « pañuelos verde » enfle. Divisions idéologiques et religieuses, influence du patriarcat, disparités économiques et sociales, multiplicité des cas nécessitant l’avortement sont autant d’axes que le documentaire aborde pour mettre en lumière l’importance de pouvoir mettre un terme de manière libre et gratuite à une grossesse non désirée.

C’est dans ce contexte historique et politique que Juan Solanas plante sa caméra.
Des rues de Buenos Aires aux villages de Santa Fe, le réalisateur entremêle efficacement les débats des député.es, ceux des manifestants pro ou anti, et les témoignages poignants des femmes, familles et médecins ayant procédé à l’avortement clandestin. La diversité des points de vue et des personnes interrogées permet d’aborder un sujet actuel important, tout en nuance, rappelant au passage qu’avoir recours à un avortement n’est jamais une décision facile. S’inscrivant pleinement dans la 4ème vague féministe des femmes qui luttent pour la réappropriation de leurs corps, Que Sea ley est un documentaire fort qui marque les esprits.

Nominé en séance spéciale au Festival de Cannes 2019

 

Accompagnements pédagogiques :
Bande-annonce de Que Sea Ley
Entretien Cannes 2019 Juan Solanas
Article de presse Télérama

 

FICTIONS

MONOS


De Alejandro Landes [Colombie, Allemagne, Argentine, Pays-Bas, Suède, Uruguay, 2019, 1h42]

De la première à la terminale
Discipline concernées : espagnol, histoire-géographie, philosophie

 

Un groupe d’adolescent.es cohabite au fin fond de la Colombie. Jeunes, novices  et isolé.es, ces enfants-soldat.es sont le dernier maillon de la chaîne de la guérilla : ils obéissent à distance aux ordres de « l’Organisation » et ont la responsabilité de surveiller, la « Doctora », une otage nord-américaine.  Un jour, il.le.s tuent par accident la vache laitière qui leur ai confié.es. Pour échapper aux foudres de leur chef, le groupe s’enfuit en pleine jungle avec la Doctora, qui devient leur proie.

Entre soif de liberté et violence latent, Monos met en perspective la naïveté adolescente et ses découvertes avec la réalité de la guerre. Cette ambivalence s’ancre dans le rythme du film qui passe de scènes d’insouciance à une course-poursuite haletante questionnant ainsi le sens de leur acte et de leur engagement. Bien que le parallèle avec les FARCS puisse paraître évident, Alejandro Landes met en scène des lieux anonymes et intemporels qui pourraient appartenir à de nombreux contextes. Monos permet néanmoins d’adresser un regard à hauteur d’homme et de femme sur la réalité paramilitaire. Porté par des jeunes acteurs.trices très justes, le film résulte d’un tournage extrêmement physique et immersif qui a totalement plongé l’équipe dans l’environnement de la fiction.

 

Prix CCAS et Prix des Électriciens Gaziers à Cinélatino 2019 et primé dans de nombreux festivals internationaux

 

 

Accompagnements pédagogiques :
Dossier pédagogique Monos

 

PERRO BOMBA


De Juan Cáceres [Chili, France, 2018, 1h32]

De la 4ème à la terminale
Discipline concernées : espagnol, histoire-géographie, philosophie

 

Steevens - 21 ans - d’origine haïtienne mène une vie simple et stable au Chili : travail, logement, amitiés et fêtes. L’arrivée de Junior, son ami d’enfance qu’il prend sous son aile, vient bousculer sa vie. Agité et provocateur, ce dernier n’a pas froid aux yeux et entraine son ami avec lui. Suite à une série d’événements Steevens se retrouve alors mis en marge de ses proches et de sa communauté. Commence alors la plongée du jeune garçon dans la précarité et la complexité des bas-fonds de Santiago.

De la cellule familiale haïtienne aux chantiers de Santiago en passant par la débouille de la rue, Perro bomba questionne l’identité des personnes sans papiers et la fragilité de leur situation qui ne tient qu’à un fil. Le film explore plus précisément les nouvelles vagues migratoires de la capitale Chilienne et les réactions racistes qui en découlent. « Perro bomba » c’est le sacrifié en argot carcéral. De foyer en aide juridique – le jeune homme cherche à recommencer sa vie, tant bien que mal.  Acteur non professionnel et laissant une grande part à l’improvisation lors de ses pérégrinations nocturnes, Steevens Benjamin joue une partie de sa propre vie à l’écran et nous fait découvrir avec lui son univers.

 

Soutenu par cinéma en construction 2018
Mention spéciale meilleur acteur Cinélatino, rencontres de Toulouse 2019

 

 

Accompagnements pédagogiques :
Bande annonce - Perro Bomba
Interview du réalisateur et de l’acteur - Juan Cáceres
Dossier de presse - Perro Bomba

 

COURTS-MÉTRAGES

 

Petites histoires d'Amérique latine - Volume 3


Niveau 6ème, 5ème
Disciplines concernées : espagnol, histoire-géographie

 

Ce programme de courts-métrages contient cinq histoires pour partir en voyage :

« Le voyage continue avec le troisième volet de Petites Histoires
d’Amérique latine.
De l’Amazonie brésilienne aux rues de Buenos Aires,
Par les bruits de la ville, les instruments à cordes
et les chants ancestraux
La musique rythme la vie.
Sensibilité aux autres et à ce(ux) qui nous entoure(nt),
contre l’aliénation et vers de nouveaux horizons,
Jeux et enjeux écologiques, expression de la liberté,
endroit de tous les possibles,
Entre cinéma d’animation et images réelles,
Cinq histoires qui brouillent les frontières entre nature et culture,
Et nous font vibrer à l’unisson. »

 

Télécharger le document d'information des Petites histoires d'Amérique latine - Volume 3

 

PLANTAE


de Guilherme Gehr (Brésil, 2017, 10’21)

Lors de l'abattage d'un arbre immense dans la forêt amazonienne, un bûcheron assiste à une réaction inattendue de la nature..

 

Sans paroles

 

SONHOS


de Haroldo Borges (Brésil, 2013, 15’55)

Un petit garçon passe sa vie à faire l’école buissonnière. Un jour, il croise la fille la plus belle qu’il ait jamais vu. Elle vit dans un cirque et lui n’a pas d’argent pour payer l’entrée. Bien décidé à assister au spectacle, il trouvera une combine qui finira par lui jouer des tours.

 

VOSTFR

 

TECLOPOLIS


de Javier Mrad - (Argentine, 2012, 11’58)

Des magazines anciens dansent doucement dans le vent. Une caméra super-8 rampe sur une table en bois où dentelles et vieux duvets miment la marée. Soudain, une souris, puis deux, quatre, dix… Très vite, toute une civilisation émerge.

 

Sans parole

 

Tierra sin mal


de Katy Egely - (Argentine, 2017, 4’02)

Les Hommes ont toujours recherché le paradis. Et si, au lieu de le trouver sur terre, il résidait en nous et dans l’harmonie avec la nature ?

 

Sans parole

 

Luminaris


de Juan Pablo Zaramella - (Argentine, 2011, 6’17)
 
Dans un monde dirigé et chronométré par la lumière, un travailleur dans une usine de lampe élabore un plan qui pourrait changer le cours des choses…

 

Sans parole