Programmation scolaire à Toulouse

Films programmés à Toulouse en séance scolaire pendant Cinélatino, 31èmes Rencontres de Toulouse :

 

Collège et Lycée

Lycée

Collège

 Films projetés en présence de leur réalisateur(trice) – sous réserve de confirmation

 

Collège et Lycée

los Silencios


de Beatriz Seigner [Colombie, Brésil, France, 2018, 1h30]

De la 4ème à la terminale
Disciplines concernées : espagnol, histoire-géographie, EMC

 

2016 : le débat sur la fin du conflit armé colombien est lancé mais le chemin de la réconciliation est encore long... Dans ce contexte, Nuria 12 ans, Fabio 9 ans, et leur mère Amparo fuient leur village où les affrontements entre FARCS, paramilitaires et armée ont porté leur père disparu. Ils arrivent dans une île au milieu de l’Amazonie, « isla de la fantasia », à la frontière de trois pays - Brésil, Colombie et Pérou - et de deux mondes : fiction et réalité. À travers le quotidien de cette famille d’exilés, emprunte au deuil et tentant de se réinsérer dans cette nouvelle société, on découvre un endroit hanté d’un étrange secret et peuplé de fantômes.

Los silencios est un film extrêmement sensoriel, à la fois naturel et surnaturel. Au rythme des mouvements de l’amazone, de la montée des eaux et du bruits des oiseaux, l’histoire évoque divers enjeux sociaux, intimes et collectifs. Portée par la douce humidité du vent, la voix des personnes victimes de la guerre civile se fait de plus en plus forte et visible. Des touches de réalisme magique et l’esthétique fluorescente de la cosmogonie indigène nous rappellent que la mort n’est pas noire dans toutes les cultures. Cette intrigue sur pilotis, au cœur de la jungle, où les lieux et les personnes apparaissent et disparaissent, questionne notre rationalité tout en faisant surgir des questions universelles qui dépassent le drame colombien : les morts, eux, seraient-ils prêts à pardonner ?

 

Prix Cinéma en construction Toulouse 2018           

 

 

Accompagnements pédagogiques :
Bande d'annonce de Los Silencios
Dossier de presse cannois Los Silencios

Lycée

Matar a Jesús


De Laura Mora Ortega  [Colombie, 2017, 1h35]

Lycée
Disciplines concernées : espagnol, histoire-géographie, philosophie

 

Étudiante en Art à l'Université de Medellin, Paula mène une vie  joyeuse, entre militantisme et photographie, portée par l'affection indéfectible qu'elle voue à son père, professeur en Sciences Politiques. Mais un jour tout bascule. Son père est abattu sous ses yeux par deux motards dont elle a le temps d'apercevoir le visage. Après  le choc du meurtre, la douleur de la perte et la rage face à l'indifférence de la police, un nouveau sentiment gagne le cœur de Paula : celui de la vengeance. Sa rencontre avec Jesús, le meurtrier de son père, va pourtant ébranler ses certitudes.

 

Porté par l'intensité de ses deux jeunes acteurs (Natasha Jaramillo, Giovanni Rodríguez), Matar a Jesús navigue avec intelligence entre thriller réaliste et conte moral. A  travers le parcours et les choix de Paula, c'est tout le fil rouge sang de l'histoire d'un pays que déroule la réalisatrice. Comment dépasser l'instinct primitif de vengeance ? Comment rencontrer l'humanité de l'autre lorsque celui ci a tué l'être le plus cher ? Comment sortir du cercle sans fin de la violence? En questionnant la frontière qui sépare victime et bourreau, en dévoilant les racines économiques et sociales dans lesquelles la violence trouve son meilleur terreau, Matar a Jesús offre une réflexion sensible et humaniste sur l'altérite et  le pardon, nécessaires à la reconstruction tant personnelle que collective.

 

Accompagnements pédagogiques :

Bande d'annonce Matar a Jesús
Interview Laura Morga Ortega

 

 

Virus Tropical


de Paola Gaviria et Santiago Caicedo [Colombie, 2016, 1h36]

Lycée
Disciplines concernées : espagnol, histoire-géographie, arts plastiques

 

Cinélatino a le plaisir de proposer cette année un long métrage d’animation dans la programmation scolaire. Virus tropical, reprend les décors et les graphismes de la bande dessinée éponyme écrite par l’artiste colombienne Powerpaola et nous raconte l’histoire de Patty, de sa naissance à ses 18 ans. Tel un virus, la jeune fille apparaît dans le ventre de sa mère et grandit au sein d’un cocon familial harmonieusement désordonné. À travers les aléas d’une classe moyenne latino-américaine, on suit la construction identitaire d’une enfant qui devient adolescente puis jeune adulte. De l’Equateur à la Colombie le personnage tâtonne et fait son chemin : les déménagements à répétition et les nouvelles écoles ; les liens familiaux, amoureux, amicaux qui se font, qui se défont puis se reconstruisent ; l’exploration de la sexualité ; la religion, le travail et l'argent.

 

La diversité des thèmes est impressionnante et la forme autobiographique choisie souligne habilement l’importance des petits rien du quotidien dans ce que l’on devient. Virus tropical nous offre une perspective simple, belle et rafraîchissante sur les conflits et les drames domestiques. Le tout est traité sur fond de féminisme ordinaire : Patty va à l’encontre des stéréotypes, déjoue les lieux communs, et c’est avec un naturel déroutant qu’elle fait ses propres choix, indépendamment des canons imposés par la société.

 

Accompagnements pédagogiques :

Dossier pédagogique en cours d'élaboration par une classe de l'Université Bordeaux Montaigne
Adaptation de la bande dessinée de Power Paola

 

 

COMPAÑEROS


de Alvaro Brechner [Uruguay, 2019, 2h00]

1ère et terminale
Disciplines concernées : espagnol, histoire-géographie, philosophie

 

Compañeros est inspiré de l'histoire de José Mujica, Mauricio Rosencof et Eleuterio Fernandez Huidobro, activistes uruguayens appartenant au mouvement d’opposition Tupamaro, qui ont été arrêté et détenu pendant toute la durée de la dictature militaire du pays (1973-1985). Le film raconte les 12 années d'enfermement vécues par ces trois hommes. Prisonniers puis otages du régime, ils sont privés de tout contact humain et sans cesse déplacés d’une cellule à l’autre.

 

Cette sensation d’étouffement, où tout le monde ignore combien de temps durera cette humiliation et quelle en sera l’issue, est révélée dans toute son absurdité par des moments d’humour et de poésie. Ces scènes dénoncent l'aberration de l'organisation militaire et démontrent les ressources que nous possédons pour conserver notre humanité lorsque le corps et l’esprit sont poussés aux limites du supportable. L’histoire, en dehors de toute idéologie ou connaissance préalable du contexte de l’Uruguay, questionne la résistance humaine face à la folie. Le scénario – sans nous faire perdre le fil – illustre parfaitement la dilatation du temps : à la longueur de leur incarcération s’ajoute les bribes des souvenirs de leur arrestation et d’un passé familial heureux, tout en tissant en arrière fond les rouages des changements politiques et sociétaux de leur époque.

 

 

Accompagnements pédagogique :
Revue de presse de la culture box
Bande d'annonce Compañeros
Revue de presse Compañeros

 

Central do brasil


De Walter Salles [Brésil, 1998, 1h53]

Lycée
Disciplines concernées : portugais, histoire-géographie, français, ECM

 

Dora, ancienne institutrice, gagne sa vie en écrivant des lettres pour les migrants illettrés à la gare centrale de Rio. Ana et son jeune fils Josué font appel à ses services pour retrouver le père de Josué disparu il y a longtemps. Mais Dora a la mauvaise manie de ne pas envoyer tous les courriers qu'on lui confie et c'est ce qui arrive à la lettre de Josué. Quand sa mère meurt brusquement, renversée par un bus, Josué demande à Dora de l’aider à retrouver son père. D’abord revêche et cherchant à se débarrasser du jeune garçon, Dora finit par accepter de l’aider. Commence alors un long voyage à travers le Brésil.

 

Réalisé en 1998 par le cinéaste et producteur brésilien Walter Salles, Central do Brasil propose, sous la forme d'un road-movie, un parcours à la fois géographique et intérieur pour les deux personnages. Une quête identitaire doublée ici par celle du cinéma brésilien à la recherche de ses racines populaires et de l'un de ses territoires de prédilection : le Nordeste brésilien. Ainsi, tandis que Dora et Josue s'éloignent de Rio et qu'ils se dirigent vers l'Etat du Pernambouc, le film gagne en couleurs et en espace tout en dressant le portrait d'un pays aux impressionnantes inégalités sociales. Loin de proposer un script balisé, Walter Salles ose inverser les clichés : le garçon a la tête sur les épaules tandis que Dora apparaît initialement comme un être de peu de moralité intéressé uniquement par sa propre survie. Comme dans Terre lointaine (1995) et Carnets de voyage (2003), Walter Salles continue à explorer le voyage comme l'expérience privilégiée de l'apprentissage et « l'incarnation de ce désir de connaître ce que l'on ignore ». Central do Brasil reçut, entre autres prix, le prestigieux Ours d'or à Berlin.

 

Accompagnements pédagogique :
Revue de presse transmettre le cinéma Central do Brasil
Bande d'annonce Central do Brasil
Dossier pédagogique Central do Brasil

 

Collège

Pachamama


De Juan Antin [France-Luxembourg-Canada, 2018, 1h12]

6ème

 

« Tepulpaï et Naïra, deux petits indiens de la Cordillère des Andes, partent à la poursuite de la Pachamama, totem protecteur de leur village, confisqué par les Incas. Leur quête les mènera jusqu’à Cuzco, capitale royale assiégée par les conquistadors ».

Pachamama nous embarque dans une chasse au trésor grandeur nature où successivement le mais, l'or et le feu symbolisent les couches d'histoires du continent latino-américain. A hauteur d'enfant, le récit révèle l'attachement à l'écologie et le rapport à la nature des peuples amérindiens tout en nous montrant la civilisation Incas et sa cité impériale ainsi que la colonisation espagnole. Au rythme des flutes précolombiennes et du chant des oiseaux, le film ancre dans la modernité la vision indigène du cycle de la vie et remet en question notre conception du progrès : qui est le « sauvage » finalement ?

 

Accompagnement pédagogique
Dossier pédagogique par Zéro de conduite
Dossier de presse Pachamama
Bande d'annonce et synopsis Pachamama

 

Les collégiens programment


Deux classes de 4ème des collèges George Sand et Jean-Pierre Vernant sont en train de participer à un atelier de programmation encadré par Louise Legal, intervenante cinéma de Cinélatino.

 

Les élèves visionnent de nombreux courts-métrages et en discutent ; l’idée est d’apprendre à analyser les images, à construire un point de vue et à exprimer des émotions à leur égard.
Comme dans un comité de programmation, les élèves se mettront ensuite d’accord collectivement pour faire leur sélection et élaborer leur programme de courts-métrages.
Pendant le festival, nous vous proposons donc de venir découvrir leur programmation. La séance sera présentée et animée par ces jeunes.

 

Projet mis en œuvre dans le cadre du Parcours Laïque et Citoyen avec le soutien du Conseil Départemental
 

 

Petites histoires d'Amérique latine -volume 2


Niveau 6ème, 5ème
Disciplines concernées : espagnol, histoire-géographie

 

Ce programme de courts-métrages contient quatre histoires pour partir en voyage :

En Amazonie, dans les Andes et sur Mars,
Dans la grande forêt, celle des arbres géants,
Dans une petite terre où deux fleurs se rejoignent,
Sur le chemin du vent où marchent deux enfants,
Vers une autre planète, par la route des rêves,
A travers le documentaire, l’animation et la fiction.

Quatre histoires qui sont comme des graines que l'on sème,
qui racontent comment tout recommence, toujours,
et ainsi va le cycle de la vie.

 

CAMINHO DOS GIGANTES
(LE CHEMIN DES GÉANTS)


de Alois Di Leo (Brésil, 2016, 12')

Dans une forêt aux arbres géants, une petite fille indigène se questionne sur le cycle de la vie et le respect des coutumes ancestrales. Au son d’une flûte, elle prend la mesure du lien indéfectible qui unit les hommes aux forces de la nature.

 

Sans paroles

 

BÁ (Grand-mère)


De Leandro Tadashi (Brésil, 2015, 14’)

La grand-mère de Bruno est très vieille et ne peut plus vivre toute seule. Lorsqu’elle vient habiter dans sa maison et qu’il doit lui laisser sa chambre, Bruno ne l’accueille pas à bras ouverts. Et si le bouleversement de ses habitudes permettait à de nouveaux liens d’éclore ?

 

VOSTF

 

 

WUEJIa NYI, EL CAMINO DEL VIENTO
(WUEJIA NYI, LE CHEMIN DU VENT)


De Diana Torres Llantén (Colombie, 2013, 12’)

Chaque matin, deux enfants entament une longue marche à travers la montagne, la pente et le vent pour complices, libres comme l’air durant cette parenthèse quotidienne. Mais où vont-ils ?

 

VOSTF

 

 

 

VIAJE A MARTE (Voyage sur mars)


De Juan Pablo Zaramella (Argentine, 2004, 16’)

Antonio, fasciné par les petits hommes verts qu’il voit à la télé, n’a qu’une envie : aller sur Mars. Et son grand-père certifie qu’il connaît le chemin ! Où un simple voyage en camionnette rouge se transforme en invitation à ne jamais arrêter de rêver.

 

VOSTF

Dossier pédagogique réalisé par Cinélatino : télécharger