Programmation scolaire à Toulouse

Films programmés à Toulouse en séance scolaire pendant Cinélatino, 30èmes Rencontres de Toulouse :

 

Collège et Lycée

Lycée

Collège

 Films projetés en présence de leur réalisateur(trice) – sous réserve de confirmation

 

Collège et Lycée

 

La Familia


de Gustavo Rondón Córdova [Venezuela, 2017, 1h22]

De la 4ème à la terminale
Disciplines concernées : espagnol, histoire-géographie

 

Pedro, 12 ans, erre avec ses amis dans les rues violentes d’une banlieue ouvrière de Caracas. Quand il blesse gravement un garçon du quartier lors d’un jeu de confrontation, son père, Andrés, le force à prendre la fuite avec lui pour se cacher. Andrés découvre son incapacité à contrôler son fils adolescent mais cette nouvelle situation les rapprochera comme jamais auparavant.

 

Toujours en mouvement, menacés d’un danger qui reste la plupart du temps hors-champ, père et fils sont sans cesse propulsés d’un lieu à un autre. Accompagnés d’une caméra mobile et nerveuse, ils sont expulsés d’univers successifs dans lesquels ils ne trouvent pas leur place. C’est pourtant dans cette situation sous tension qu’ils vont trouver un espace pour se rencontrer.
Le père tente d’exercer son autorité mais, pour retrouver sa légitimité, devra dévoiler ses fragilités. Le fils a l’air d’un fauve en cage entre les quatre murs de la maison en chantier où il est caché ; le personnage est comme un petit animal qui va progressivement s’humaniser. Des deux, lequel protège l’autre ? Entre eux, forces et faiblesses changent de camp et la relation, complexe et subtile, est en constante évolution.
Le troisième personnage du film est Caracas, une ville dans laquelle les jeux des enfants sont la caisse de résonance de la violence sociale et dont le portrait est influencé par le cinéma néo-réaliste.

Gustavo Rondón synthétise ainsi ses intentions : « Je voulais que ma ville, Caracas, soit le personnage principal de cette histoire. […] J’ai tout fait pour injecter de la vérité à l’image et aussi trouver de la beauté dans cette triste réalité. Je ne voulais pas spécialement dénoncer, je voulais vraiment me concentrer sur l’histoire de ces deux personnages. Je souhaitais aussi qu’à la fin du film, le public ait une sortie de sentiment en trois dimensions par rapport à l’environnement du film ».

 

Accompagnements pédagogiques : à venir

 

 

Mala Junta


de Claudia Huaiquimilla [Chili, 2016, 1h30]

De la 4ème à la terminale
Disciplines concernées : espagnol, histoire-géographie

 

Pour éviter l'internement dans un centre de rééducation, une solution de la dernière chance s’offre à Tano, 16 ans. Il est expédié dans le sud du Chili chez son père qu’il n’a pas vu depuis des années. Entre l'ennui de la vie à la campagne et le ressentiment envers son père, une amitié va naître entre l’adolescent rebelle et Cheo, un garçon timide et maladroit harcelé en raison de ses origines indigènes. Chacun apprendra à dépasser ses difficultés grâce à l’autre : si Tano canalise progressivement sa colère, Cheo quant à lui trouve la force de revendiquer son identité indigène. Tous deux s’impliquent alors dans la défense du territoire Mapuche …
 

Dans un contexte politique fort, Claudia Huaiquimilla, réalisatrice mapuche, s’empare sans folklore d’un thème, d’une culture et d’une lutte qu’on lui sent familiers. Elle articule progressivement l’intime et le collectif : elle interroge les conflits et les non-dits familiaux, les préjugés sociaux tout en donnant à voir, à travers le regard de Tano et Cheo, le quotidien d’une population victime d’une grande violence.

 

Accompagnements pédagogiques :
Entretien avec la réalisatrice en espagnol sur El ciudadano
Dossier de presse sur Mala Junta
Dossier pédagogique à venir sur Cinélangues
Entretien avec l'équipe du film en espagnol sur Mediapart
Bande annonce (VO) sur Youtube

 

 

Lycée

Matar a Jesús


De Laura Mora Ortega  [Colombie, 2017, 1h35]

Lycée
Disciplines concernées : espagnol, histoire-géographie, philosophie

 

Étudiante en Art à l'Université de Medellin, Paula mène une vie  joyeuse, entre militantisme et photographie, portée par l'affection indéfectible qu'elle voue à son père, professeur en Sciences Politiques.
Mais un jour tout bascule. Son père est abattu sous ses yeux par deux motards dont elle a le temps d'apercevoir le visage.
Après  le choc du meurtre, la douleur de la perte et la rage face à l'indifférence de la police, un nouveau sentiment gagne le cœur de Paula : celui de la vengeance.
Sa rencontre avec Jesus, le meurtrier de son père, va pourtant ébranler ses certitudes.

 

Porté par l'intensité de ses deux jeunes acteurs (Natasha Jaramillo, Giovanni Rodríguez), Matar a Jesus navigue avec intelligence entre thriller réaliste et conte moral.
A  travers le parcours et les choix de Paula, c'est tout le fil rouge sang de l'histoire d'un pays que déroule la réalisatrice.
Comment dépasser l'instinct primitif de vengeance ?
Comment rencontrer l'humanité de l'autre lorsque celui ci a tué l'être le plus cher ?
Comment sortir du cercle sans fin de la violence?
En questionnant la frontière qui sépare victime et bourreau, en dévoilant les racines économiques et sociales dans lesquelles la violence trouve son meilleur terreau, Matar a Jesus offre une réflexion sensible et humaniste sur l'altérite et  le pardon, nécessaires à la reconstruction tant personnelle que collective.

 

 

Virus tropical


De Paola Gaviria et Santiago Caicedo [Colombie, 2016, 1h36]

Lycée
Disciplines concernées : espagnol, histoire-géographie, arts plastiques

 

Cinélatino a le plaisir de proposer cette année un long métrage d'animation dans la programmation scolaire. Virus tropical, reprend les décors et les graphismes de la bande dessinée éponyme écrite par l'artiste colombienne Powerpaola et nous raconte l'histoire de Patty, de sa naissance à ses 18 ans. Tel un virus, la jeune fille apparaît dans le ventre de sa mère et grandit au sein d'un cocon familial harmonieusement désordonné. À travers les aléas d'une classe moyenne latino-américaine, on suit la construction identitaire d'une enfant qui devient adolescente puis jeune adulte. De l'Equateur à la Colombie le personnage tâtonne et fait son chemin : les déménagements à répétition et les nouvelles écoles ; les liens familiaux, amoureux, amicaux qui se font, qui se défont puis se reconstruisent ; l'exploration de la sexualité ; la religion, le travail et l'argent.

 

La diversité des thèmes est impressionnante et la forme autobiographique choisie souligne habilement l'importance des petits rien du quotidien dans ce que l'on devient. Virus tropical nous offre une perspective simple, belle et rafraîchissante sur les conflits et les drames domestiques. Le tout est traité sur fond de féminisme ordinaire : Patty va à l'encontre des stéréotypes, déjoue les lieux communs, et c'est avec un naturel déroutant qu'elle fait ses propres choix, indépendamment des canons imposés par la société.

 

 

Rêves d'or


de Diego Quemada-Diez [Mexique, 2013, 1h42]

Lycée
Disciplines concernées : espagnol, histoire-géographie, philosophie

 

Originaires du Guatemala, Juan, Sara et Samuel, trois adolescents qui aspirent à une vie meilleure, tentent de se rendre aux Etats-Unis. Pendant leur périple à travers le Mexique, ils rencontrent Chauk, un indien du Chiapas qui ne parle pas l’espagnol et qui se joint à eux. Lors de leur voyage dans des trains de marchandises ou le long des voies de chemin de fer, ils devront affronter une dure et violente réalité…
 

Cette fiction, d’un réalisme saisissant, est basée sur une démarche documentaire et nourrie par les témoignages de centaines de migrants que le réalisateur a rencontrés. Ils s’incarnent ici par le biais de personnages interprétés par des acteurs non professionnels criants de justesse. Ce film est un hommage à ceux que le réalisateur appelle des « héros dont les histoires sont comme des poèmes épiques» ; il invite à une réflexion ample sur l’humain, sur ce qui nous rapproche au delà de ce qui nous sépare. Un voyage initiatique, un film qui nous déplace, très profondément.

Le film a reçu en 2014 le Prix Jean Renoir. Il est programmé dans la région Occitanie/Pyrénées-Méditerranée pour l’année scolaire 2017-2018 dans le cadre du dispositif Lycéens et Apprentis au Cinéma. Cinélatino reprogramme le film à cette occasion-là, en partenariat avec l’ACREAMP.

 

Accompagnements pédagogiques :
Dossier complet sur Transmettre le cinéma
Dossier pédagogique sur Zero de conduite
VO Scope - supplément 4 pages édité par VOCABLE
Compte rendu de la rencontre avec le réalisateur par Cinélatino - téléchargement
Bande annonce sur Youtube (VOST)

 

 

Fraise et chocolat
(Fresa y chocolate)


de Tomás Gutiérrez Alea [Cuba, 1993, 1h50]

1ère et terminale
Disciplines concernées : espagnol, histoire-géographie, philosophie

 

La Havane, Cuba, 1979. Jeune étudiant en sciences sociales, David aime son pays et la révolution castriste avec la fougue et la naïveté qu'il semble manifester en toute occasion, y compris dans ses histoires d'amour. Au sortir d'une peine de cœur, David rencontre Diego à la terrasse d'un glacier. Attiré par David, Diego l'invite chez lui, où le militant idéaliste découvre l'univers singulier et inconnu de l'intellectuel homosexuel : des livres interdits ; les étranges sculptures d'un jeune créateur ; des reliques de grands artistes cubains pré-révolutionnaires. Effrayé autant que fasciné, David décide d'espionner Diego sur les conseils d'un ami militant, sans savoir que cette rencontre lui offrira l'occasion de questionner ses préjugés, de s'ouvrir à d'autres pans de la culture cubaine et de construire une belle amitié.
 

Fresa y chocolate a été réalisé en 1993 par Tomás Gutiérrez Alea (Histoires de la Révolution- 1960 ; Mémoires du sous-développement - 1968) et Juan Carlos Tabio. Il estl'adaptation du conte « Le loup, la forêt et l'homme nouveau » écrit par Senel Paz en 1990 – également auteur du scénario du film. Sélectionné dans d'importants festivals nationaux et internationaux et lauréat de nombreux prix, Fresa y chocolate sort à point nommé l'année où l'Organisation Mondiale de la Santé se décide à ôter l'homosexualité de la liste des maladies mentales. Récit d'apprentissage, réflexion humaniste sur la différence et la tolérance, le film lève le voile sur un tabou sociétal à travers le personnage de Diego - magnifiquement interprété par Jorge Perugorría - doublement discriminé pour son homosexualité et pour sa pensée critique envers l'orthodoxie soviétique. Dans la lignée des films cubains : Mauvaise conduite de Nestor Almendros (1983) ; Avant la nuitde Julian Schnabel (2000) et plus récemment Santa y Andres de Carlos Lechuga (2016),Fresa y chocolate reste un film nécessaire en lien avec une actualité qui dépasse largement les frontières insulaires de Cuba.

 

Accompagnements pédagogique :
Etude détaillée du film sur Nuevo Mundo
Fiche du film par Face à Face : télécharger
Questionnaire sur le film en espagnol sur Edualter
Interview du réalisateur sur BBC Mundo
Bande-annonce sur youtube (VO)

 

Collège

 

Petites histoires d'Amérique latine -volume 2


Niveau 6ème, 5ème
Disciplines concernées : espagnol, histoire-géographie

 

Ce programme de courts-métrages contient quatre histoires pour partir en voyage :

En Amazonie, dans les Andes et sur Mars,
Dans la grande forêt, celle des arbres géants,
Dans une petite terre où deux fleurs se rejoignent,
Sur le chemin du vent où marchent deux enfants,
Vers une autre planète, par la route des rêves,
A travers le documentaire, l’animation et la fiction.

Quatre histoires qui sont comme des graines que l'on sème,
qui racontent comment tout recommence, toujours,
et ainsi va le cycle de la vie.

 

CAMINHO DOS GIGANTES
(LE CHEMIN DES GÉANTS)


de Alois Di Leo (Brésil, 2016, 12')

Dans une forêt aux arbres géants, une petite fille indigène se questionne sur le cycle de la vie et le respect des coutumes ancestrales. Au son d’une flûte, elle prend la mesure du lien indéfectible qui unit les hommes aux forces de la nature.

 

Sans paroles

 

BÁ (Grand-mère)


De Leandro Tadashi (Brésil, 2015, 14’)

La grand-mère de Bruno est très vieille et ne peut plus vivre toute seule. Lorsqu’elle vient habiter dans sa maison et qu’il doit lui laisser sa chambre, Bruno ne l’accueille pas à bras ouverts. Et si le bouleversement de ses habitudes permettait à de nouveaux liens d’éclore ?

 

VOSTF

 

 

WUEJIa NYI, EL CAMINO DEL VIENTO
(WUEJIA NYI, LE CHEMIN DU VENT)


De Diana Torres Llantén (Colombie, 2013, 12’)

Chaque matin, deux enfants entament une longue marche à travers la montagne, la pente et le vent pour complices, libres comme l’air durant cette parenthèse quotidienne. Mais où vont-ils ?

 

VOSTF

 

 

 

VIAJE A MARTE (Voyage sur mars)


De Juan Pablo Zaramella (Argentine, 2004, 16’)

Antonio, fasciné par les petits hommes verts qu’il voit à la télé, n’a qu’une envie : aller sur Mars. Et son grand-père certifie qu’il connaît le chemin ! Où un simple voyage en camionnette rouge se transforme en invitation à ne jamais arrêter de rêver.

 

VOSTF

 

Dossier pédagogique réalisé par Cinélatino prochainement disponible